12 février

Départ de Souleilha à 5h du mat'... Je retrouve Réda, un copain du scoutisme, à l'aéroport. On prend le même avion pour Paris. Notre avion part un peu en retard et met plus de temps que prévu à cause du vent. Du coup, on atterrit à Roissy avec 30' de retard. Gros stress pour Réda qui n'avait qu'une heure pour changer... Petit stress pour moi car j'arrive à la porte d'embarquement au moment du « last call » mais c'est bon, je n'ai pas raté l'avion ! L'avion est énorme et le voyage long (9h30 de vol). Impossible de dormir, j'ai donc regardé des films stupides pendant tout le voyage. Trois grosses zones de turbulence, les hôtesse finissent par s'énerver sur les gens qui ne veulent pas rester assis et attachés ! On arrive à Chennai à 0h45 heure locale. Passage à l'immigration, bagages et Amic m'attend à la sortie ! On prend un taxi pour aller jusqu'à l'hôtel : 30' de taxi pour 300 Rs (4,5€), ça ne nous ruine pas trop... L'hôtel est grand luxe mais le personnel n'est pas sympa du tout (en tout cas beaucoup moins que quand j'avais réservé la chambre, qui était mieux que celle qu'ils nous ont finalement donnée). Ça casse le charme ! Et la nuit est courte !

13 février

Petit déj continental à l'hôtel, ce n'est pas une réussite. J'ai du mal avec le thé indien... Trajet en rickshaw : sorte de tricycle à moteur avec des sièges derrière le conducteur, sièges sur lesquels montent 15 enfants alors qu'à deux, on est déjà serrés ! L'autre truc drôle, c'est qu'il faut négocier le prix. En fait, c'est drôle au début mais ça devient vite lassant quand ils doublent ou triplent le prix parce qu'on est blancs. Arrivée à la station de métro (de train plutôt, il y a des metros en Inde mais pas à Chennai). En fait, c'est un RER en hauteur. Les rames sont très larges et n'ont que très peu de places assises. Je n'ose pas imaginer ce que ça donne quand il y a du monde. Les portes restent ouvertes tout le trajet. Honnêtement, ça fait un peu wagon à bétail, c'est tout sombre et il y a des barreaux aux fenêtres ! Bon, il paraît que toutes les rames ne sont pas aussi moches. Une fois arrivés à la bonne station de métro, on traverse la grosse route grâce à la passerelle au-dessus de la route. Heureusement car les Indiens conduisent comme des fous ! Déjà, ils roulent à gauche, alors ça fait bizarre. Ils vont vite pour la qualité des routes, freinent au dernier moment, font du slalom entre les files, c'est assez impressionnant ! Et surtout, ils conduisent au klaxon : tout le temps pour dire « je suis là », « je vais te doubler »... et hop, ils traversent l'intersection comme des fous ! (bon là t'es en train de me foirer mon billet sur les transports, mais c'est bon il y a encore de quoi dire !) Bref, on arrive à l'IMSc (Institute of Mathematical Sciences). Très joli et très classe. De là, on prend une navette pour aller au CMI (Chennai Mathematical Institute) où loge Amic. Environ 45' de trajet, c'est bien au sud de la ville. On prend le temps d'y manger. C'est bon et pas très cher (25 Rs le repas, soit environ 40 centimes) : du pain indien avec des « side dishes », du riz avec plusieurs sauces, des crudités, du yaourt. Par contre, ça pique ! Exceptionnellement (paraît-il), il y a un dessert : du riz au lait avec des nouilles chinoises à la place de riz. Hyper écœurant mais pas mauvais (là c'est l'avant-goût du billet sur la bouffe). Ensuite, on repart pour Chennai pour prendre le bus pour Mahabalipuram, petite ville au sud de Chennai. En une heure, on y est. Suivant les conseils du Routard, on se retrouve dans un hôtel un peu trop classe au goût d'Amic (il y a une piscine !) mais bon, pas trop quand même. Moins cher que celui de la veille et vraiment mieux ! Visite de Mahabalipuram : le village est célèbre pour ses deux sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, les Five Rathas et le Sea Shore Temple. Le premier est un ensemble de 5 temples enfouis dans le sable pendant des centaines d'années et découverts par les Anglais il y a deux siècles. Je m'attendais à un truc très grand mais en fait, c'est minuscule ! On ne peut pas rentrer à beaucoup dans ces temples ! Chacun des ces temples est dédié à une divinité. On trouve souvent la monture du dieu en question à côté : Brahma, Vishnou, Shiva (taureau), Indra (éléphant), Durga (lion). Ce qui rend le site exceptionnel est que ces temples ont été taillés dans un seul bloc de pierre, en partant du haut. Du coup, les sculpteurs n'avaient pas droit à l'erreur ! Le deuxième site est encore un temple, placé au bord de l'eau comme son nom l'indique. Il est entouré d'espaces verts hyper propres, ce qui change des rues indiennes qui sont jonchées de détritus (la poubelle est quelque chose d'assez rare en Inde). L'ensemble est vraiment très beau mais il faut bien avouer que c'est la situation de ce temple qui le rend exceptionnel. Entre les deux sites, de nombreux ateliers de sculpteurs, autre spécialité de la ville. On a beaucoup aimé les sculptures à trous : un éléphant qui contient un autre éléphant par exemple. Après ces deux sites, on est allé dans un parc dans lequel se trouve un ensemble granitique digne du Sidobre (Amic trouve que le Sidobre est vachement mieux, j'avoue que le Sidobre est quand même bien plus grand !). Beaucoup de fresques, bas-reliefs gigantesques... Et un rocher posé en équilibre comme par miracle ! Et des singes partout bien sûr... Pire que les écureuils à Montréal ! Ensuite, retour à l'hôtel, plouf dans la piscine, repas (c'est bon mais ça pique toujours !). Enfin, balade jusqu'à la mer, emplettes et puis dodo !

Les Five Rathas

14 février

Départ pour Pondichéry ! Journée mouvementée... On va d'abord à la poste puis on va se poser à l'arrêt de bus. On doit attraper le bus qui fait Chennai-Pondichéry. Malheureusement, on est samedi et les bus sont bondés. Du coup, beaucoup ne s'arrêtent pas. La pression que nous mettent les chauffeurs de taxi autour de nous est assez insupportable. En attendant, Amic me fait goûter la noix de coco verte. C'est juste une noix de coco qui n'est pas encore devenue marron. On boit d'abord le lait à la paille puis le vendeur ouvre la noix à la machette et on mange l'intérieur. Celui-ci est beaucoup moins sec que celui des noix marrons mais c'est tellement écœurant ! Après une heure d'attente, on réussit à monter dans un bus qui, finalement, n'est pas si bondé que ça. On arrive même à s'asseoir. Le chauffeur de bus est fou, comme tous les conducteurs ici ! L'entrée dans Pondichéry a été assez impressionnante; j'ai eu un peu peur avec tous ces piétons au bord de la route... On galère un peu pour trouver un hôtel : on a pas mal marché, on s'est un peu paumé, le premier était plein. On a finalement trouvé au « Rêve Bleu », une charmante petite guest house recommandée par le Routard. Il y a des espaces communs (cuisine, salon, jardin) et le personnel est très sympa. Ensuite, repas français, on profite d'être à Pondi ! Et enfin, direction l'office de tourisme puis la gare pour réserver les trains. Comme ils sont tous complets, on modifie nos plans. Tant pis pour Ooty et son petit train classé à l'UNESCO. On va rester un peu plus tranquille ! On va se balader sur le bord de mer, dans les rues... La ville est surprenante. Architecturalement très coloniale, les rues sont plus larges et un peu plus propres. Enfin, dans la vieille ville ! Le rythme est plus cool qu'à Chennai où tout va à la fois trop vite et trop lentement. Ici, à Pondi, il fait bon vivre, la ville est nonchalante et on s'y sent bien à flâner le soir. Et puis c'est plus « facile » à supporter pour mes scrupules d'Occidentale qui vient passer ses vacances en Inde et qui croise des gens qui dorment dans la rue un peu partout et qui ont l'air bien misérable. Pour vivre dans la vieille ville à Pondi, il faut avoir de l'argent. On croise donc majoritairement des Indiens qui vivent bien. Du coup, je m'y sens plus à l'aise (c'est bête comme réaction mais c'est comme ça !). Au bar conseillé par le Routard, on retrouve des tonnes de Français (normal !) dont une qui est au même hôtel que nous et avec qui on a pas mal discuté. Une Française un peu plus loin se prenait pour Amma et distribuait des « free hugs » à qui en voulait ! Très drôle !

Le style colonial

15 février

C'est dimanche ! Impossible de trouver des trucs ouverts. J'exagère un peu mais c'est l'impression que ça nous a fait le matin ! On voulait voir quelqu'un de la guest house pour voir si on pouvait rester une nuit de plus mais personne de toute la journée ! On sort pour le petit déj, échec à deux endroits (fermés). On prend un rickshaw pour aller à la gare routière pour prendre un bus pour Auroville (village étrange à côté de Pondi, j'en reparlerai plus tard). En fait, pas de bus... Pas parce que c'est dimanche mais juste parce qu'il n'y en a jamais. J'avais mal lu le Routard. On réussit quand même à manger, au resto de l'Hôtel de l'Orient, un truc bien classe, très bon et qui ne pique pas trop parce qu'ils sont l'habitude de recevoir des Occidentaux ! Ensuite, direction la Government Place, parc bien agréable pour flâner un peu. Des tonnes d'Indiens vont y passer la journée du dimanche. On rentre à l'hôtel en passant par le marché du dimanche. Étrange, d'après Amic, car il n'y a presque que des vêtements. En tout cas, c'est immense et très animé. Ça prend quand même toute la rue Nehru et toute la rue Gandhi (vous pouvez vous imaginez que toutes les villes indiennes ont une rue Nehru et une rue Gandhi et que ce ne sont pas les plus petites !). On repart ensuite pour le musée de Pondi. Dans une vieille maison coloniale assez sympa, des pièces de monnaie, des morceaux de poteries extraites des sites archéologiques de la ville et de ses environs, des meubles à la française datant de la gouvernance française, des statuettes en bronze représentant les divers dieux indiens. Après, direction le temple avec l'éléphant. En Inde, pas mal de temples encore utilisés aujourd'hui ont un éléphant (vivant !) qui vient « bénir » les gens : on lui met une pièce de monnaie dans la trompe et il nous touche la tête avec sa trompe. Bien sûr, on a enlevé nos chaussures avant. C'est rigolo ! Un petit tour dans le temple... C'est assez étrange. Il y a des vendeurs, du bruit, des gens partout... On va visiter la maison de Sri Aurobindo. Quelques détails sur lui : au début du siècle dernier, Sri Aurobindo, philosophe, poète et politicien indien est pourchassé par les Anglais pour ses idées indépendantistes. Il se réfugie à Pondi, sous gouvernance française. Là, il rencontre un couple de Français, les Richard, juste avant la guerre de 14. Le couple se passionne pour les idées du philosophe et l'homme, avocat, lui rend pas mal de services. La femme décide de rester avec Sri Aurobindo tandis que son mari rentre définitivement en France. Dès lors, elle est appelée « la Mère » et l'accompagne partout. Ils montent ensemble l'Ashram, sorte de communauté des disciples de Sri Aurobindo. A la base, tout le monde peut devenir membre de l'Ashram. Aujourd'hui, les gens de Pondi savent qu'il faut être riche pour rentrer dans l'Ashram et que c'est devenu une grosse entreprise, qui possède sa propre poste, sa maison d'édition... Beaucoup de bâtiments dans Pondi appartiennent à l'Ashram et sont reconnaissables pas leur couleur : ils sont tous blanc et gris ! La maison de Sri Aurobindo et de la Mère est une jolie maison avec beaucoup de fleurs mais l'endroit encense beaucoup trop le couple à notre goût. Le pire est devant les tombeaux, recouverts de pétales de fleurs, que les gens touchent avec dévotion avant de méditer quelques instants... En cherchant un distributeur, on tombe sur un autre temple, beaucoup plus grand, sans éléphant et avec moins de monde. Ça a l'air d'être un temple dédié à Shiva, il y a des taureaux partout. Pas mal de petits bâtiments avec des toits recouverts de petits personnages. Ensuite, on va au marché qui a lieu tous les jours. C'est un vrai marché avec des épices, du poisson, des légumes, des fruits... On rentre par le bord de mer (qui est digne de la promenade des Anglais !). Dernière sortie pour aller manger avant d'aller au dodo.

La promenade des français...

16 février

Petit déj dans un café très chouette en haut du toit. Comme il est conseillé par le Lonely Planet, il y a beaucoup d'Occidentaux, notamment deux Québécois dont l'accent nous rappelle quelques souvenirs ! Avant de partir pour Auroville, nous allons à la papeterie de l'Ashram, qui est malheureusement fermée. Je vous explique maintenant ce qu'est Auroville... Après la mort de Sri Aurobindo, la Mère décide de créer une cité idéale, où n'importe qui pourrait venir s'installer, censée réaliser « l'unité humaine ». Plusieurs plans sont dessinés, celui qui est retenu propose une ville en forme de galaxie, le centre étant occupé par le Matrimandir, bâtiment destiné à la méditation. La ville est à l'origine prévue pour accueillir 50000 habitants mais n'en compte actuellement que 1600. Il y a eu visiblement un clash entre la Mère et les Aurovilliens, la Mère voulant faire d'Auroville une sorte de Lourdes à sa gloire... Bref, toujours est-il qu'elle leur a coupé les fonds et qu'ils ont dû se débrouiller avec ce qu'ils avaient. L'inauguration a eu lieu en février 1968, en présence de représentants de 170 pays différents, tous venus déposer une poignée de leur terre natale dans une grande urne, de manière à dire qu'Auroville n'appartient à personne, seulement à l'humanité en général. L'idée est grandiose, soutenue activement par l'UNESCO. La réalisation est un peu plus dure... Auroville a eu un statut bancal pendant de nombreuses années, son statut est clair seulement depuis 1990. La ville est organisée en quatre secteurs : zone internationale, zone culturelle, zone industrielle et zone résidentielle. A l'arrivée des premiers Aurovilliens, l'endroit était un grand plateau désertique. Les habitants ont entièrement replanté la végétation (en tenant compte de ce qu'il y avait avant bien sûr) et la ville est aujourd'hui disséminée entre les arbres. Du coup, il y fait frais le soir, ce qui est assez agréable ! La ville compte 50% d'Indiens, 35% de Français et le reste d'autres pays occidentaux. Les habitants sont très versés énergies renouvelables, l'eau est puisée à l'aide d'une éolienne, l'électricité est obtenue par panneaux solaires... Malheureusement, comme la ville est très étendue, il y a beaucoup de mobylettes, qui font un bruit pas possible et qui polluent bien sûr ! A terme, un des projets d'Auroville est de n'avoir que des véhicules électriques (il y a déjà des stations de rechargement à certains endroits, l'électricité étant obtenue à partir du soleil). Un autre projet est de supprimer l'argent. Déjà maintenant peu d'argent circule à Auroville, sauf dans la zone touristique. Les gens qui résident plus de trois jours à Auroville sont obligés d'ouvrir un compte. Ils ont alors un pass qui leur permet de payer sans argent dans tout Auroville et d'accéder aux services réservés aux Aurovilliens (transports, alimentation...). Bon, je vais arrêter là, je vous laisse le lien vers la page Wikipedia pour de plus amples informations. Qu'avons-nous fait à Auroville ? Arrivés au centre des visiteurs (en rickshaw !), on a visionné une petite vidéo sur le Matrimandir, étape indispensable avant d'avoir le droit d'aller voir ce Matrimandir. On a également vu l'exposition du centre des visiteurs sur Auroville et sur le Matrimandir en particulier. Ce Matrimandir est « l'âme » d'Auroville. C'est une énorme boule recouverte de disques dorés convexes et concaves, entourés de douze chambres de méditation en forme de pétales, chacune étant associée à une des douze qualités de la Mère (la Mère Universelle, pas celle de Pondi en théorie !). Ces pétales sont encore entourés de jardins magnifiques qui devraient à terme être ceinturés par de l'eau. A l'intérieur du Matrimandir, une immense salle de méditation, toute blanche, 12 colonnes de marbre de 8m de haut et une boule en cristal de 90cm de diamètre sur laquelle tombe un rayon de soleil. On n'a pas vu l'intérieur, c'est trop compliqué pour y accéder mais on a vu ça sur les vidéos. Après avoir vu ça, on s'est dirigé vers notre guest house. On a eu de la chance d'avoir une chambre car la plupart de guests houses d'Auroville n'acceptent pas les gens pour une seule nuit. Deux kilomètres de marche, on a pu voir le jardin d'enfants d'Auroville, ainsi que la « Solar Kitchen », sorte de cocotte minute gigantesque qui marche à l'énergie solaire (le tout étant géré par ordinateur, de manière à toujours avoir la puissance qu'il faut) qui permet quand même de faire cuire 1200 repas par jour ! A la guest house, on pose nos affaires dans notre bungalow (immense, c'est pour 5 personnes) et c'est l'heure de manger. Repas du soir et petit déj sont fournis par la guest house. On rencontre à table des Français, l'un étant venu passer un mois à Auroville, les autres étant en famille pour visiter. Et ensuite dodo ! Quel bonheur de s'endormir avec le bruit des animaux et pas celui des voitures !

Une grosse balle de golf pour grands allumés...

17 février

Départ vers 9h de la guest house. On refait nos deux kilomètres à pied, on laisse nos sacs au centre des visiteurs pour finir de visiter cette partie d'Auroville. Il y a des expos sur la récupération des déchets, pas mal de boutiques avec de l'artisanat d'Auroville... On mange au café du centre des visiteurs, avec une Allemande qui vient ici tous les ans et qui nous raconte plein de trucs très intéressants sur Auroville. Après le repas, on repart pour Pondi, où on arrive enfin à visiter la papeterie de l'Ashram. Pas d'explication mais on peut voir les machines fonctionner. La boutique est magnifique, les papiers sont superbes, je ne m'en lasse pas ! Bon, il nous faut partir pour la gare routière où nous prenons le bus pour aller à Kanchipuram, ville renommée pour ses quelques 125 temples et le tissage de la soie. La trajet prend bien 3h30 et on arrive après la tombée du jour. On est assailli à la sortie du bus par des gens qui veulent nous indiquer notre hôtel contre rémunération. On s'en sort quand même sans trop de mal et sans payer ! On va ensuite manger dans une sorte de « cantine » populaire en Inde. On commande un « repas » et voici ce qui nous arrive : une feuille de bananier sur la table, du riz, des « side dishes », du dhal, des curries... Tout ça avec les doigts bien sûr, je n'ai absolument pas la technique ! Ça fait bien rire les serveurs qui sont très sympa et qui nous aident très gentiment. Et puis des jus de fruits délicieux : grenade pour Amic, ananas pour moi.

Enfin un repas indien...

18 février

Petit déj à la même cantine, c'est mon premier petit déj indien : au menu, un masala dosaï. C'est une grosse crêpe, avec des pommes de terre à l'intérieur de la sauce, c'est très bon. Par contre, je ne me fais vraiment pas au thé indien ! Heureusement qu'il y a les jus de fruits ! Ensuite, nous partons visiter les temples. Pas tous heureusement ! On en a visité 6 au total, dont les 5 principaux. Kanchipuram étant une ville très touristique, les rickshaws sont insupportables et ne paraissent pas comprendre qu'on puisse avoir envie de marcher... Heureusement que la plupart des Indiens sont très gentils et nous indiquent notre chemin. Premier temple, dédié à Vishnou. Il faut aussi lutter dans chaque temple pour ne pas avoir d'explications données par des « guides » spontanés et qu'on ne comprend pas de toute façon (j'ai vraiment du mal avec leur accent et mon anglais n'est pas très évolué !). Je ne vais pas tous vous les décrire mais les temples qu'on a visités étaient vraiment très beaux. Beaucoup ont un immense bassin pour que les gens puissent se purifier avant d'aller prier. L'un des temples avait deux éléphants, certains étaient réservés aux Hindous (enfin, le sanctuaire). On a visité 5 temples le matin. Après le repas, on part dans la rue des vendeurs de soie. Notre but était de voir des ateliers de tissage. Ça a été un peu rude car on était la proie de pas mal de gens voulant nous emmener dans des magasins et se faire une commission. L'un nous a suivi pendant vraiment longtemps, c'était assez pénible, on a eu du mal à s'en défaire. On a quand même réussi à voir deux ateliers de tissage. Le deuxième était le plus intéressant, car le tisseur était à l'œuvre : 15 jours pour tisser un sari en soie, qui sera vendu ensuite 3000Rs, soit environ 45€. Imaginez le salaire du tisseur, en sachant que, en Inde, ce qui coûte cher, c'est la matière première et pas la main d'œuvre ! On termine par le temple au bout de la rue et on rentre en rickshaw à l'hôtel. On récupère nos sacs et on va prendre le bus pour Chennai, où on arrive vers 8h du soir. Ne voulant pas prendre de rickshaw, on fait tout en métro et à pied, on est content d'arriver à la guest house ! Les gens y sont très sympa et on n'y croise que des gens du type ambiance auberges de jeunesse. Repas dans une cantine pas très loin et dodo !

Le temple le plus calme de Kanchipuram

19 février

Après le petit déj indien (je ne sais comment Amic fait, j'en ai déjà marre de la nourriture au bout d'une semaine !) (même pas, j'aurais tendance à dire au bout de deux jours, parce que la boufef à Pondi, ben c'était plutôt occidental !), on part faire des courses dans un des grands centres commerciaux de la ville. Chennai est immense, c'est une ville de 8 millions d'habitants ! Après quelques galères (je suis très difficile), on trouve tout ce qu'il nous faut ! On mange sur place avant de rentrer à notre guest house et de partir récupérer les vêtements qu'Amic s'est fait tailler sur mesure (la classe, non ?). Ensuite, on rejoint Pierre devant l'IMSc, on pose nos gros sacs et on va visiter le Guindy Snake Park. Un parc avec des serpents, des crocodiles, des tortues... Vraiment pas mal et puis on est à l'ombre ça fait du bien ! On se balade également dans le Children's Park juste à côté où il y a d'autres animaux : des pélicans, des émeus, des paons, des singes... Ensuite, on rentre au CMI en navette, on y mange. On y fait une partie de carrom : Amic et moi contre Pierre et un Indien. On a perdu mais on s'est bien battu (grace à Sandrine on a quand même réussi à finir avec 15 points) ! Et après, je fais mon sac et on part pour l'aéroport. Arrivés vers minuit, Amic m'y laisse. Les 2h et demie que j'ai avant le vol ne sont pas de trop pour passer tous les contrôles de sécurité ! Le premier avion se passe très bien, j'ai du mal à dormir mais ça va. J'ai 2h30 pour changer de Roissy à Orly et, bien sûr, ça ne passe pas. Heureusement, Air France arrive à me caser sur le vol d'après (juste 30' plus tard) et je pars illico pour Toulouse. Bien contente d'arriver à la maison après ce voyage !!

Le méchant crocrodile siamois...

Bon, j'ai oublié de vous parler de plein de choses, en particulier des vaches. Elles sont sacrées en Inde (c'est pour ça que Mc Do a du mal à s'implanter en Inde !) et sont assez étranges. Il y en a partout, au milieu de la route, sur le terre-plein central... Elles mangent tout ce qui tombe à leur portée, y compris les emballages plastiques qu'on trouve partout par terre. Les bœufs ont des cornes gigantesques, souvent peintes et une espèce de grosse bosse sur le dos. Quand ils tirent quelque chose, le quelque chose est accroché à la bosse, c'est assez rigolo ! Et le reste, vous nous demanderez quand vous nous verrez ! (bon et là c'est le petit article sur les vaches que vous attendez tous qui vous en dira plus !)